Cameroon

Nécrologie : Le conseil constitutionnel en deuil

Membre du Conseil constitutionnel et originaire de Mbang, dans la région de l’Est, Emmanuel Bondé est décédé hier soir des suites d’une maladie à l’âge de 77 ans. Voici un aperçu de son parcours remarquable en tant que haut fonctionnaire.

Emmanuel Bondé débute sa carrière professionnelle en 1966 en tant que professeur d’appoint au collège privé catholique Bary à Batouri, où il enseigne jusqu’en 1971, année de son admission à l’École normale supérieure de Yaoundé. En 1975, après avoir terminé sa formation, il est affecté au lycée de Maroua (Domayo) pour une durée d’un an. L’année suivante, il est nommé attaché au cabinet du président du Conseil économique et social, poste qu’il occupe jusqu’en 1978. En 1982, il devient chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République et y reste jusqu’en 1989, date à laquelle il est nommé secrétaire général du ministère de la Santé publique. Il occupe ensuite le poste de secrétaire général du ministère de la Recherche scientifique et technique de 1992 à 1997. En 1997, il est nommé secrétaire d’État auprès du ministre des Travaux publics, en charge des routes.

Par décret présidentiel, il accède successivement aux fonctions de ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (2006-2011) et ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (2011-2015). En février 2018, il est nommé membre du Conseil constitutionnel pour un mandat de six ans. Emmanuel Bondé a également été président du conseil d’administration de l’ancien office national des sports et président du conseil d’administration de l’ex-Camship.

Sur le plan politique, Emmanuel Bondé était un militant actif du RDPC et participait aux activités du parti dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et du Sud. Membre titulaire désigné puis élu du comité central, il intègre le bureau politique du RDPC en 2011. À partir de sa nomination au Conseil constitutionnel en février 2018, conformément aux règlements en vigueur, il a prêté serment et suspendu ses activités au sein du parti.

Gilles Noubissi

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