Le dimanche 17 août 2025, à partir de 13 heures, la Place de la République à Paris sera le point de départ d’une marche blanche organisée pour réclamer une enquête transparente sur le décès de Blanche Kandolo Tunasi, survenu en Turquie il y a un peu plus d’un an, dans des circonstances jugées troubles. Entre versions contradictoires, documents suspects et absence de communication claire, l’affaire suscite colère et incompréhension au sein de la communauté congolaise et au-delà.
Selon les premiers récits, les causes de la mort auraient varié au fil des jours : chirurgie esthétique, opération à la gorge, décès à l’hôtel avant un transfert à l’hôpital… Autant de versions qui sèment le doute, renforcé par la diffusion d’audios non authentifiés et d’un certificat de décès signé par un médecin inconnu. Face à ces incohérences, les proches et sympathisants de la défunte demandent que la lumière soit faite, estimant que l’enquête officielle tarde à livrer des éléments fiables.
L’émotion est d’autant plus vive que le pasteur Marcello Tunasi, époux de la défunte, s’est déjà remarié il y a quelques semaines, ce que certains perçoivent comme une précipitation malvenue au regard du deuil. Si cette décision relève de sa vie privée, elle alimente néanmoins les interrogations et le climat de suspicion autour de l’affaire.
Les organisateurs de la marche, qui appellent à une mobilisation pacifique et digne, espèrent que cette action publique incitera les autorités françaises et turques à s’impliquer davantage dans la recherche de la vérité. Pour eux, il ne s’agit pas seulement d’honorer la mémoire de Blanche Kandolo Tunasi, mais aussi d’affirmer un principe : face à la mort inexpliquée d’un être humain, le silence et les zones d’ombre ne peuvent pas être une réponse acceptable.

