La Société Générale de Surveillance (SGS) Cameroun S.A. a officiellement posé ses conditions pour la reprise de ses activités d’inspection par scanning au Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri. Dans une correspondance confidentielle adressée au Directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), l’entreprise appelle à un recentrage strict des discussions, conformément aux hautes instructions du Premier ministre.

Dans ce courrier daté du 4 février 2026, la SGS accuse réception de l’invitation du PAD à une séance de travail prévue le même jour. Toutefois, l’entreprise souligne que l’ordre du jour proposé excède le cadre des directives gouvernementales arrêtées le 29 janvier 2026 par le Chef du Gouvernement, lesquelles limitaient les échanges aux seules modalités de reprise effective des opérations de scanning.
La SGS rappelle notamment que ces orientations, confirmées par une correspondance du Secrétaire général des Services du Premier ministre en date du 30 janvier 2026, prévoyaient une rencontre exclusivement consacrée à l’organisation pratique de la reprise des opérations de scanning dès le 30 janvier 2026. Or, selon la société, l’agenda transmis par le PAD inclut plusieurs points relevant des prérogatives exclusives de l’État, notamment celles du ministère des Finances, mandant de la SGS dans le cadre du contrat en vigueur.


Parmi les points jugés non conformes figurent les modalités d’octroi de l’autorisation d’exercer au Port de Douala-Bonabéri, ainsi que les conditions d’occupation du domaine public portuaire, prévues respectivement par les articles 12 et 15 du décret n°2019/034 du 24 janvier 2019 portant réorganisation du Port Autonome de Douala.
La société évoque également d’autres sujets sensibles, tels que l’impact de ses activités sur les délais de passage portuaire des marchandises, les modalités de prise en charge des coûts logistiques supportés par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC S.A.), ainsi que l’hypothèse d’une collaboration entre SGS Cameroun S.A. et TransAtlantic D S.A. Autant de questions qui, selon la SGS, devraient être discutées directement avec le gouvernement afin de rester conformes au droit et aux orientations officielles.
Dans un souci de conformité institutionnelle, la SGS sollicite ainsi le recadrage de la séance de travail, en limitant l’ordre du jour à un point unique : l’organisation pratique de la reprise de ses opérations de scanning au Port de Douala-Bonabéri.
