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Risque de tensions entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions

Éleveurs et agriculteurs sont exposés au risque de tensions dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua et du Nord-Ouest et l’Ouest, du fait de la saison sèche, fait savoir l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc).

Dans son dernier bulletin de prévisions et alertes climatiques, qui va de la période du 21 au 28 février 2025, l’Onacc indique que la baisse en eau et la diminution des pâturages comme des facteurs pouvant aggraver des conflits dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua et du Nord-Ouest et l’Ouest.

L’Onacc explique que la course pour l’accès aux points d’eau, qui a souvent cours pendant la saison sèche, pourrait être à l’origine des tensions entre éleveurs et agriculteurs dans ces régions. L’ONAC note que les plus conflictogènes se trouvent autour des points d’eau restants, des couloirs de transhumance et dans les zones frontalières entre les pâturages et les zones agricoles.

L’Extrême-Nord, région la plus exposées

Si plusieurs régions sont exposées à ce risque de conflit, il semble selon les données officielles que la région de l’Extrême-Nord est l’une des régions les plus touchées les affrontements réguliers entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Entre 2021 et 2023, une douzaine d’autres querelles liées à l’accès aux ressources ont temporairement déplacé quelque 15 000 personnes appartenant à plusieurs groupes ethniques dans cette même région, selon l’International Crisis Group.

L’ONG révèle que pendant la saison sèche, les Mousgoum, principalement pêcheurs et agriculteurs, creusent des bassins dans les plaines inondables du fleuve Logone pour piéger les poissons et irriguer leurs cultures. De leur côté, les Arabes Choa, majoritairement éleveurs, déplorent que leurs troupeaux sont piégés dans ces creux d’irrigation ce qui cause parfois des blessures graves ou mort des animaux. Une situation qui met en conflit les populations locales.  Les Arabes Choa réclament l’interdiction de cette pratique, qu’ils jugent dangereuse pour leurs troupeaux, pourtant elle permet aux Mousgoum de mener à bien leurs activités de pêche et d’agriculture.

Mimi Mefo INfo

Joseph Essama

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