Ce dimanche, sur le plateau de l’émission Libre expression diffusée sur InfoTV, le consultant Pierre Blériot Nyemeck a lancé un message sans détour aux leaders politiques de l’opposition : « Ils doivent aussi apprendre à financer les médias. ». Pour lui, le soutien à la presse ne doit pas être l’apanage du gouvernement ou du président de la République. Il estime que les partis d’opposition, souvent prompts à critiquer le travail des journalistes, doivent également contribuer à créer un environnement propice à une presse libre et professionnelle.
« Il ne suffit pas de tirer à boulets rouges sur les médias et de leur demander de faire du sacerdoce. Le journalisme, ce n’est pas une vocation religieuse, c’est un métier. Et un métier, ça se respecte », a-t-il déclaré, avant d’ajouter «lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle lève 6 milliards FCFA, quelle est la part consacrée à la presse ?» faisant ainsi référence à Maurice Kamto, qui récemment a lancé une levée de fonds pour le financement de sa campagne.
Pierre Blériot Nyemeck plaide pour une implication concrète des acteurs politiques dans le financement des organes de presse, notamment indépendants. Une démarche qui, selon lui, permettrait d’améliorer les conditions de travail des journalistes et de renforcer leur indépendance.
À ses yeux, accorder un soutien financier, c’est contribuer à redonner un statut digne aux professionnels de l’information. Et c’est aussi, indirectement, investir dans la qualité du débat démocratique.

