Le calme apparent du village de Likouck, niché au cœur du département du Nyong et kelle, a été brisé par un drame familial d’une violence inouïe. Une querelle entre proches a viré au cauchemar, laissant derrière elle une communauté meurtrie et une famille anéantie. Selon les informations, c’est une affaire d’infidélité qui a poussé l’oncle à s’en prendre mortellement à son neveu à coup de machette.
Tout s’est joué en quelques minutes, dans la cour d’une modeste habitation en planches. Ce jour-là, Alia, surnommé “Cigar”, s’est violemment disputé avec son neveu, Baka Vivian. Selon les témoignages recueillis sur place, la tension couvait depuis plusieurs jours. En cause : une affaire d’infidélité qui aurait ravivé de vieux ressentiments entre les deux hommes. Le ton est monté, les gestes ont suivi. Puis l’irréparable s’est produit.
Dans un accès de rage, l’oncle aurait saisi une machette, s’acharnant sur son neveu qu’il a frappé à neuf reprises, sous les yeux impuissants de membres de la famille. « J’ai vu mon frère lever la machette… J’ai couru pour l’arrêter, mais Vivian était déjà à terre, inerte, baignant dans son sang », confie un proche, encore sous le choc.
Derrière ce déchaînement de violence se cache une histoire de rancunes enfouies. Le meurtrier présumé, connu pour son tempérament colérique, avait déjà attiré l’attention dans le village pour ses violences domestiques. Son épouse, ainsi que ses enfants, auraient souvent été victimes de ses excès. Des comportements qui avaient suscité l’indignation, notamment de la part de son jeune frère, père de la victime.
Après le drame, Alia aurait tenté de prendre la fuite avec l’aide d’un complice. Mais leur évasion a été de courte durée. Alertées par les riverains, les forces de sécurité ont rapidement procédé à leur arrestation. Le suspect principal est désormais en garde à vue, tandis que les autorités judiciaires s’emploient à reconstituer le fil des événements.
À Likouck, la stupeur est générale. Les habitants, qui vivent pour la plupart de l’agriculture, peinent à croire qu’un tel acte ait pu être commis au sein même d’une famille. Le chef traditionnel du village, visiblement bouleversé, appelle à l’apaisement : « Nous avons perdu un fils, un frère. Ce drame ne doit pas diviser davantage nos familles. »
Une enquête a été ouverte. Elle devra déterminer les circonstances précises de cet homicide qui secoue aujourd’hui tout un village, déchiré entre douleur, colère et incompréhension.

