Elle voulait simplement tourner la page. Quitter Bonassama, où sa grand-mère venait de mourir, et recommencer ailleurs, à Douala, avec un nouveau toit. Mais Suzanne Nguekam, 23 ans, n’a jamais pu poser ses valises. Selon des informations rapportées par Griote, la jeune femme a été retrouvée morte dans la soirée du samedi 26 juillet 2025 à Bonamoussadi, quelques heures seulement après avoir pris rendez-vous avec un agent immobilier.
D’après l’une de ses amies, Suzanne Nguekam cherchait activement une chambre et avait convenu d’un rendez-vous pour verser le loyer ce jour-là. L’homme lui aurait ensuite téléphoné, demandant qu’elle le rejoigne à 18h pour rencontrer le supposé bailleur. C’est la dernière fois qu’elle a été vue vivante. Sa dépouille a été retrouvée environ deux heures plus tard, à 20h10, abandonnée dans des conditions non encore élucidées.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière les dérives d’un secteur locatif informel et peu sécurisé, où de nombreuses femmes, en particulier les jeunes, se retrouvent seules face à des interlocuteurs souvent inconnus. L’absence de cadre légal et de contrôles fiables dans les démarches immobilières de proximité expose les plus vulnérables à des risques inacceptables.
L’émotion est vive à Douala, mais l’heure doit être à l’action : ouverture rapide d’une enquête, identification du suspect, et surtout mise en place de mécanismes de régulation dans les circuits de location. La vie de Suzanne Nguekam mérite justice. Et sa mort, des réponses.

