Cameroon

Valère Bertrand Bessala et Célestin Djamen en difficulté face aux 300 signatures, le temps presse

À quelques semaines de la clôture des dépôts de candidatures pour la présidentielle d’octobre 2025, Valère Bertrand Bessala et Célestin Djamen peinent toujours à réunir les 300 signatures nécessaires pour valider leurs dossiers auprès d’ELECAM. Ces deux candidats, qui avaient pourtant affiché leur ambition de proposer une alternative au pouvoir en place, sont désormais confrontés à la réalité d’un processus électoral exigeant, dans lequel chaque jour perdu les rapproche du risque d’être écartés de la course.

Valère Bertrand Bessala, administrateur civil et président du Parti Jouvence, reconnaît lui-même traverser une période d’incertitude. « Nous n’avons pas encore une position claire sur notre situation. J’ai opté pour les 300 signatures et ce n’est pas du tout évident. Nous sommes dans l’indécision totale », a-t-il confié au confrère afrik-inform. Le candidat, qui avait promis en avril dernier de « remettre le Cameroun au Camerounais », dit rencontrer les mêmes difficultés que d’autres prétendants indépendants : trouver des élus disposés à signer et mobiliser les fonds nécessaires pour la caution.

De son côté, Célestin Djamen, président du parti Alliance Patriotique Républicaine (APAR), poursuit activement ses démarches sur le terrain. Après Nkondjock dans le Nkam, il était hier à Makak, dans le département du Nyong-et-Kellé, pour solliciter l’appui de personnalités locales en vue d’obtenir ces fameuses signatures. Lors de l’annonce de sa candidature le 17 juin dernier à l’hôtel Vallée des Princes de Douala, Célestin Djamen avait lancé un appel aux Camerounais de l’intérieur comme de la diaspora afin de réunir les fonds nécessaires à une campagne à l’échelle nationale.

À 58 ans, Célestin Djamen dit vouloir ramener le mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois et faire en sorte qu’aucun Camerounais ne gagne moins de 200 000 FCFA par mois. Mais comme Valère Bertrand Bessala, il se heurte à un environnement politique où les candidatures indépendantes peinent à trouver leur place face à des appareils bien rodés et des réseaux souvent verrouillés.

Gilles Noubissi

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