Dans une interview choc accordée à l’émission “2025 RDV” sur Canal 2, Valère Bessala, candidat à la présidentielle sous la bannière de JOUVENCE, a exposé sa vision pour “sauver” le Cameroun. Un programme qui se veut une rupture totale avec les méthodes du régime actuel, mêlant mesures autoritaires, réforme éducative profonde et souveraineté économique radicale.
Le candidat part d’un diagnostic sévère : “Nous sommes supposés être émergents en 2035, mais aujourd’hui, le pays stagne dans le marasme”. Pour lui, le DSCE (Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi) lancé en 2011 n’a tenu ses promesses que jusqu’en 2018. “Il faut rattraper ces 14 années perdues en faisant des ‘bouchés doubles'”, assène-t-il, promettant une cure d’austérité sans précédent.
La proposition la plus polémique ? Un vaste programme de “formatage” des Camerounais. “Le Camerounais a été éduqué au désordre et à l’indiscipline. Il faudra aligner tout le monde… avec un peu de dictature”, lâche-t-il, préconisant :
L’administrateur plaide pour une rupture économique brutale :
“Pourquoi importer du riz alors qu’il pousse ici ? Ceux qui nous dirigent ont préféré accorder des exonérations aux importateurs”, dénonce-t-il.
Le projet prévoit une refonte totale du système pénal :
“La prison ne doit pas être une consommatrice de nos revenus. Si un promoteur a besoin de manœuvres, on lui fournit des détenus”, explique-t-il sans ambages.
Ces propositions radicales s’inscrivent en réaction à l’échec patent du long règne de Paul Biya (1982-2025). Malgré des discours volontaristes (“Grandes ambitions”, “Cameroun émergent”), le bilan est accablant :
“Le président a engagé un pourrissement du pays par son laisser-faire”, accuse Bessala, promettant de “couper des têtes” pour redresser la barre.
Ce programme de Valère Bessala ultra-autoritaire séduit une frange de la jeunesse excédée par l’immobilisme, mais effraie les défenseurs des libertés. Reste à savoir si les Camerounais, assoiffés de changement après 43 ans de biyaïsme, sont prêts à troquer leurs libertés contre la promesse d’un ordre nouveau.
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