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Vie chère : Les manifestations se répandent dans d’autres villes du Noun

Mardi 11 mai 2022, les populations de Foumban, Koutaba et Mataba sont descendues dans la rue pour, elles aussi pour demander la baisse de certains produits de première nécessité.


Le mouvement ‘’boutiques mortes’’ lancé la semaine dernière dans la ville de Foumbot afin d’exiger la baisse des produits de première nécessité et des matériaux de construction tend à se généraliser à l’ensemble du Noun. Le mercredi 11 mai 2022, plusieurs autres villes de ce Département sont entrées dans la danse. Il s’agit Foumban, Koutaba et Mataba. Selon nos informations, les manifestants ont suivi le même schéma que ceux de la ville Foumbot. En effet, apprend-on, ils ont demandé à toutes les boutiques de fermer et posé des barricades pour bloquer la circulation pendant plusieurs.

Par leur mouvement, ils exigent que les mesures prises par le Préfet du Département du Noun de concert avec les commerçants et responsables des services déconcentrés du Ministère du Commerce (Mincommerce) et entérinées par le Gouverneur de la Région de l’Ouest, soient également appliquées dans leurs localités. Les concertations entre les différentes parties avaient abouti à la réduction à titre provisoire de la somme de 200 Fcfa sur les matériaux de construction dont les prix avaient flambé. Ainsi, le prix du sac de ciment 32.5 qui depuis quelque temps était passé à 6000 Fcfa a été ramené 5800 Fcfa ; tandis que le sac de ciment 42.5 a été réduit à 6300 Fcfa au lieu de 6500 Fcfa.

En ce qui concerne les tôles, il a été convenu que le prix de 9300 Fcfa soit désormais appliqué pour les tôles de 3 mètres contre 9500 Fcfa il y a peu.
Mais le fait qu’il n’avait pas été précisé que ces mesures étaient applicables dans le Département du Noun, ont poussé les populations de Koutaba, Foumban et Mataba à entrer dans la danse. Jusqu’à 19 heures hier mercredi, la situation était très tendu à Foumban. Des manifestants ont bloqué la route menant dans la Région de l’Adamaoua. Les tentatives des gendarmes de libérer la voie publique a quelques fois conduit à des rixes avec des civils.

Entamé la semaine dernière à Foumbot, ce mouvement chaque jour qui passe prend un peu plus une ampleur inquiétante. Et tous ceux essaient qui de filmer sont pris pour cibles et bastonnés ; leurs appareils (téléphone, caméra…) sont arrachés et cassés. Les manifestants semblent déterminés à utiliser tous les moyens pour contraindre les hautes autorités de la République à prendre avec le sérieux qui s’impose, leurs préoccupations.

Mimi Mefo Info

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