Yaoundé : Une étudiante de 24 ans enlevée puis retrouvée assassinée.
L’émotion est vive dans la capitale camerounaise après la mort tragique de Nyandomo Manga Manuella, une jeune étudiante en thèse de 24 ans à l’Université de Yaoundé II-Soa. Enlevée vendredi soir dans la zone de l’Omnisports, elle a été retrouvée sans vie ce samedi, atrocement mutilée, dans une broussaille près du lycée de Ngoulmekong, au quartier Ngousso.
Peu après sa disparition, Manuella aurait envoyé un message WhatsApp à ses proches, affirmant qu’elle venait d’être kidnappée. Ses ravisseurs exigeaient 1,8 million de francs CFA en échange de sa libération, menaçant de l’exécuter sous 48 heures en cas de non-paiement.
Informée, sa famille s’est immédiatement rendue au Secrétariat d’État à la Défense (SED) dans la matinée du samedi 22 juin pour porter plainte. Là, des éléments de la gendarmerie leur auraient suggéré de médiatiser rapidement l’affaire pour mobiliser l’opinion et aider à retrouver la jeune femme vivante.
Alors que l’annonce de l’enlèvement circulait sur les réseaux sociaux, certains internautes ont émis des doutes sur la véracité de l’affaire, accusant même la victime d’avoir orchestré son propre enlèvement. Une insinuation cruelle, que la suite des événements viendra rapidement démentir.
Quelques heures plus tard, le corps sans vie de Manuella a été découvert, dans une scène d’horreur absolue : mutilée, les seins arrachés. À la demande de la famille, les images ne seront pas diffusées par respect pour sa dignité.
Ce crime s’ajoute à une longue liste de violences qui minent la ville de Yaoundé depuis des années. Kidnappings, meurtres, agressions… Le sentiment d’insécurité ne cesse de croître, tandis que nombre de citoyens déplorent l’inaction des autorités et l’absence de résultats tangibles.
« Yaoundé devient une ville où la peur est permanente. Ce drame ne doit pas être étouffé comme tant d’autres », alerte une militante associative locale.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités n’a été rendue publique, et aucun suspect n’a été interpellé. La famille de la défunte, soutenue par de nombreuses voix sur les réseaux sociaux, exige qu’une enquête soit ouverte au plus vite afin que justice soit faite et que les coupables soient identifiés et traduits devant les tribunaux.
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