Ce lundi matin, le lycée de Japoma dans le troisième de Douala a donné le ton. Des enseignants regroupés dans la cour, tous vêtus de noir tiennent en main des pancartes où l’on peut lire “Je suis HAMIDOU”.
Des messages en hommage à Hamidou YONKI. Cet enseignant de 38 ans mort le 8 mars dernier à Beka arrondissement du département du Faro région du Nord après 10 ans de service sans salaire.
Cet enseignant d’éducation physique et Sportive a été inhumé hier.
C’est dans ce contexte que les seigneurs de la craie reprennent ce lundi, la cessation des activités scolaires. Malgré les mesures annoncées par le Gouvernement (notamment le paiement des arriérés de complément salarial, de non logement, les frais de correction etc) les enseignants restent droits dans leur botte.
Ils estiment que les pouvoirs publics ont proposé des solutions “insuffisantes” même s’ils notent une “volonté” de trouver une issue à la crise.
En revanche ils maintiennent la grève pour obtenir ” la prise en charge immédiate des enseignants en cours d’intégration ainsi que l’apurement entière de la dette due aux enseignants, l’automatisation des avancements”
On est toujours dans l’impasse près d’un mois après le début de cette grève. Avec des conséquences significatives sur le calendrier des activités scolaires
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