La ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a étendu ce week-end la caravane gouvernementale « Back to School » au département de Fako, dans la région du Sud-Ouest. L’opération, présentée comme un appui à la rentrée scolaire, a inclus la distribution de kits scolaires aux collèges techniques ainsi qu’une aide financière destinée à des groupes de femmes.

Outre le matériel scolaire, la ministre a remis des gadgets et des cahiers à l’effigie du président Paul Biya. Un geste présenté comme noble, mais qui apparaît pour beaucoup comme une tentative de manipulation des consciences à l’approche de l’élection présidentielle, alors que le RDPC et son président national sont désormais fortement contestés sur l’ensemble du territoire camerounais.


La ministre a insisté sur la nécessité pour les enfants d’apprendre « avec dignité et intégrité », appelant les communautés locales à travailler avec l’administration afin d’assurer la paix et un environnement scolaire sécurisé. Elle a aussi demandé aux responsables d’établissements de renforcer l’utilisation des plateformes d’enseignement à distance mises en place par son ministère.
Pour plusieurs observateurs, la démarche reste avant tout politique. Dans un contexte d’insécurité persistante dans les régions anglophones, ils estiment que ces caravanes sont davantage des opérations de communication que des solutions concrètes aux problèmes du système éducatif : infrastructures délabrées, pénurie d’enseignants et climat de peur toujours présent.
