Face à des informations “non vérifiées” qui enflamment les réseaux sociaux, le Comité d’Organisation Miss Cameroun (COMICA) a tenu à briser le silence. Dans un communiqué officiel publié ce jour, l’institution s’est opposée formellement aux allégations de “pratiques contraires à l’éthique impliquant l’institution”.
“Conscient de l’émotion et des interrogations que de telles allégations peuvent susciter, le COMICA tient à apporter des clarifications avec calme, responsabilité et transparence”, peut-on lire en préambule. L’organisation, qui se consacre à la promotion du leadership féminin et de l’excellence, tient à rassurer le public sur sa mission première : “La valorisation de la femme camerounaise et la protection de la dignité de nos candidates demeurent au cœur de notre action.”
Le communiqué met en avant la figure de la présidente fondatrice, “elle-même mère de deux filles”, pour garantir qu’elle “ne saurait envisager ni tolérer des pratiques portant atteinte à l’intégrité morale ou physique des candidates”. Pour preuve de leur bonne foi, les responsables rappellent que toutes les candidates sont systématiquement invitées à “signaler toute proposition inappropriée, tout comportement déplacé ou toute situation ambiguë : quelle qu’en soit l’origine”.
Pour encadrer ces principes, le COMICA s’appuie sur plusieurs piliers : “Un règlement intérieur formel, une charte d’éthique, un encadrement institutionnel structuré, un accompagnement moral et professionnel.” L’institution affirme rester “ouverte à toute démarche constructive” et appelle à “la prudence dans la diffusion d’informations non vérifiées”.
Il faut dire que ce démenti intervient dans un contexte où le COMICA est régulièrement la cible de graves accusations. Depuis plusieurs années, des rumeurs persistantes évoquent des placements sexuels imposés aux lauréates avec des hommes hauts placés. Ces allégations ont souvent conduit à des situations de crise interne : plusieurs Miss Cameroun, une fois élues, se seraient rebellées contre ces pratiques présumées, ce qui aurait entraîné leur destitution ou les aurait poussées à présenter leur démission. Une ombre que le COMICA tente aujourd’hui de dissiper par une communication de crise, réaffirmant son engagement à “poursuivre sa mission avec responsabilité, sérénité et respect des valeurs républicaines”.
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