Jules Marcellin Ndjaga, Ancien gouverneur, Conseiller Régional et Questeur est mort ce dimanche 29 juin 2025 des suites de maladie à Yaoundé.
Jules Marcellin Ndjaga est né le 22 mai 1956 à Tala, dans larrondissement de Monatélé , région du Centre. Administrateur civil principal hors hiérarchie, il est un produit de lEcole nationale dadministration et de magistrature (Enam) en 1984. Une génération dorée qui a également produit des personnalités comme : Joseph Beti Assomo, ou encore Nganou Djoumessi.
Marié et père de sept enfants.
Jules Marcellin Ndjaga arrive dans le commandement en 1985 comme premier adjoint préfectoral du Mbam à Bafia. Il sera ensuite envoyé à Douala, en 1991, où il occupe le poste de secrétaire général des services du gouverneur du Littoral.
Ensuite il aura passé dix-huit ans sans interruption comme préfet dans différents départements entre 1992 et 2010, ce qui lui avait d’ailleurs valu le surnom de ” Doyen des préfets”. Il a ainsi occupé ce poste sans interruption de 1992 au vendredi 05 février 2010, date à laquelle il a été promu gouverneur de la région du Sud. Il remplace à ce poste Bernard Wongolo, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
C’est à Batouri dans le département de la Kadey, région de lEst qu’il devient pour la première fois préfet. Jules Marcellin Ndjaga arrive dans la localité au moment où le vent de la démocratie souffle sur le Cameroun. Au cours de cette année de 1992, il doit faire face aux querelles politiques liées au retour du multipartisme avec le Social democratic front (Sdf) et lUnion nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) qui contestent le leadership du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) parti au pouvoir.
Trois ans plus tard, en 1995, il est affecté dans la Sanaga-Maritime, région du Littoral. Il sera ensuite préfet à Foumban, dans le Noun, région de lOuest, à Nanga-Eboko dans la Haute Sanaga, région du Centre, à Edéa dans la Sanaga Maritime et à Nkongsamba, dans le Moungo, région du Littoral, à Bamenda dans la Mezam, région du Nord-Ouest, et le 7 août 2008, il remplace Bernard Okalia Bilaï à la tête du département du Fako à Limbé pour son dernier poste comme préfet.
Jules Marcellin Ndjaga s’est également illustré par la gestion des conflits dans les zones où il est passé. On se souvient ainsi au cours de son séjour dans la Mezam, du conflit Bali-Bawock, dans larrondissement de Bali, des élections législatives houleuses de Santa en juillet 2007 ou la succession dans la chefferie de second degré de Sabga, dans larrondissement de Tubah.
Fort de cette expérience, le natif de la Lekie pensait que la pratique de la fonction d’autorité administrative a évolué. Dans une interview accordée au lendemain de la tenue du grand dialogue national, il affirmait: “Les pratiques du commandement ont évolué. Aujourd’hui l’autorité administrative ne devrait pas seulement commander avec la casquette sur la tête. Cela doit être un homme qui est plongé dans les réalités de sa population. Ça exige une ouverture d’esprit, l’esprit de tact et de contact. Je pense qu’en associant les élites à tout ce qu’elles font à la tête de leur unité, on peut arriver à la fois à préserver la paix, à protéger les personnes et les biens. C’est ce que je conseille vivement aux nouvelles autorités administratives”.
Une bibliothèque s’en est donc allée laissant derrière elle, un grand héritage.

