Dans diverses localités de ces deux régions en proie aux tensions sociopolitiques, les élèves ont timidement renoué avec les salles de classes. Clichés.
Limbé, département du Fako région du Sud ouest ce 05 septembre, les rues sont désertes. Pas l’ombre d’un habitant dans la zone. Tous semblent observer le Ghost town. Tene, commerçant et père de 3 enfants, reste cloîtré dans ses quatre murs.
« Mes enfants n’iront pas à l’école, nous avons peur. Ils peuvent se faire tuer pour rien. Donc, ils vont d’abord rester à la maison en attendant la suite » confie-t-il.
Et de poursuivre : « Même ma marchandise est finie, j’irai acheter mardi seulement, parce que aujourd’hui c’est « Ghost town ». TENE n’est pas le seul dans cette situation. Comme lui, de nombreux Camerounais vivant dans cette partie du pays, ont radicalement refusé d’envoyer les enfants à l’école en ce jour de rentrée scolaire.
Ce cliché est perceptible dans plusieurs localités des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C’est une rentrée scolaire en demi-teinte pour les élèves de ces régions. En effet, dans certaines zones, c’est en rangs éparses qu’ils ont repris le chemin des classes. On compte du bout des doigts, ceux qui ont réussi à affronter la peur, pour aller recevoir des enseignements, tant les exactions sur des jeunes élèves sont encore vivaces dans les esprits.
Le gouverneur de la région du Sud-ouest, Bernard Okalia Bilai, accompagné des autorités administratives de la ville de Mamfe, a effectué des descentes sur le terrain, dans le but de s’assurer de l’effectivité du retour des classes.
« Nous sommes porteurs de bonne nouvelle. Les parents ne doivent pas être sceptiques. Les écoles sont bel et bien ouvertes. Ceux qui trainent le pas doivent prendre le train en marche. ».
Depuis 2016, les élèves du NOSO peinent à avoir des activités scolaires normales, en raison des multiples attaques des groupes armés séparatistes
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